Initialisation et Montage des Volumes de Stockage sur Linux

Identification des périphériques de stockage

Lors du déploiement d'une instance cloud, les disques de données supplémentaires ne sont pas toujours montés automatiquement. La première étape consiste à identifier le périphérique bloc associé au nouveau volume.

Utilisez la commande suivante pour lister les disques disponibles :

lsblk

Alternativement, pour obtenir des détails plus précis sur les partitions :

sudo fdisk -l

Dans la sortie, repérez le disque qui ne possède pas de partitions existantes, par exemple /dev/vdb.

Partitionnement du disque

La méthode de partitionnement dépend de la taille du disque. Pour les volumes inférieurs à 2 To, l'outil fdisk est suffisant. Pour les capacités supérieures, l'utilisation de parted avec une table de partition GPT est requise.

Cas 1 : Disque inférieur à 2 To (fdisk)

Lancez l'utilitaire sur le périphérique cible :

sudo fdisk /dev/vdb

Suivez la séquence d'commands interactive :

  1. Saisissez n pour créer une nouvelle partition.
  2. Choisissez p pour une partition primaire.
  3. Acceptez les valeurs par défaut pour le début et la fin afin d'utiliser l'espace total.
  4. Saisissez w pour écrire les changements et quitter.

Cas 2 : Disque supérieur à 2 To (parted)

Pour les grands volumes, initialisez une table GPT :

sudo parted /dev/vdb

Dans l'invite (parted), exécutez :

mklabel gpt
mkpart primary ext4 0% 100%
print
quit

Cette procédure crée une partition unique occupant la totalité du disque avec un alignement optimal.

Formatage du système de fichiers

Une fois la partition créée (par exemple /dev/vdb1), il faut la formater. Le système ext4 est recommandé pour la plupart des workloads Linux :

sudo mkfs.ext4 /dev/vdb1

Cette opération initialise les inodes et les journaux nécessaires au fonctionnement du système de fichiers.

Montage du volume

Créez un point de montage dans l'arborescence :

sudo mkdir -p /srv/data

Montez temporairement le disque pour vérifier son fonctionnement :

sudo mount /dev/vdb1 /srv/data

Pour rendre ce montage permanent après un redémarrage, modifiez le fichier /etc/fstab. Il est préférable d'utiliser l'UUID du disque pour éviter les problèmes liés aux noms de périphériques changeants :

sudo blkid /dev/vdb1

Ajoutez la ligne suivante dans /etc/fstab en remplaçant l'UUID par la valeur obtenue :

UUID=12345678-1234-1234-1234-1234567890ab /srv/data ext4 defaults 0 2

Validez la configuration sans redémarrer :

sudo mount -a

Prise en charge des formats NTFS et partages Windows

Si le disque de données utilise un format NTFS (commun lors de migrations depuis Windows), installez le pilote approprié :

sudo apt-get install ntfs-3g

Le montage s'effectue alors avec :

sudo mount -t ntfs-3g /dev/vdb1 /mnt/windows_data

Pour accéder à un partage réseau Windows (SMB/CIFS), assurez-vous que les utilitaires sont installés :

sudo yum install cifs-utils -y

La commande de montage réseau ressemble à :

sudo mount -t cifs -o username=admin,password=secret //192.168.1.50/partage /mnt/network

Pour automatiser ce montage réseau dans /etc/fstab, utilisez les options de sécurité appropriées pour masquer le mot de passe ou limitez les permissions via umask.

Étiquettes: Linux fstab parted gestion-disque cloud-infrastructure

Publié le 7 septembre à 15h40